Nouveautés & Blog

Réchauffement climatique : l’heure de la prise de conscience ?
By décembre 14, 2019 0 Commentaire

Réchauffement climatique : l’heure de la prise de conscience ?

C’est un terme qui revient de plus en plus dans nos journaux et à la télévision. Les enjeux au niveau de l’environnement sont devenus, fort heureusement, un sujet important pour la population. Et pour cause, du 2 au 13 décembre se tenait la conférence de Madrid sur les changements climatiques (CP025) où les pays de l’ONU devaient discuter de leurs émissions de gaz à effet de serre.  

Mais qu’est-ce que l’effet de serre ? Quels sont les GES (gaz à effet de serre) ? Pourquoi est-il important de limiter ces gaz ? 

L’effet de serre 

L’effet de serre est un phénomène naturel et indispensable à la vie sur terre. Dans l’atmosphère, des gaz piègent la chaleur émise par la Terre. Cela provoque une élévation de la température à la surface de notre planète. Si l’effet de serre n’était pas là, la température de la terre serait de -18°C au lieu de 15°C. 

Cependant, ce processus naturel est très fragile et est anormalement amplifié depuis l’ère industrielle par les émissions de gaz à effet de serre issues des activités humaines. Ceux-ci  affectent la composition chimique de l'atmosphère et entraînent l'apparition d'un effet de serre additionnel, responsable en grande partie du changement climatique actuel.

En effet, nous avons développé partout sur la planète des machines et des technologies qui avaient besoin d’énergie pour fonctionner. Pour produire cette énergie, on a utilisé du bois, du charbon, puis du pétrole, du gaz… Et en brûlant toutes ces ressources pour produire de l’énergie, on a émis dans l’atmosphère de plus en plus de gaz à effet de serre et notamment le CO2, le dioxyde de carbone.

Les GES

Certains gaz à effet de serre (GES) sont naturellement présents dans l’air comme la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone (CO2). Cependant, l’activité humaine accroît les concentrations de certains d’entre eux dans l’atmosphère, en particulier: le dioxyde de carbone, le méthane, le protoxyde d’azote, et les gaz fluorés. 

Dioxyde de carbone (CO2) : il est responsable de 73% des GES et contrairement à la vapeur d’eau, il reste très longtemps dans l’atmosphère. Par conséquent, même si nous ne produisions plus de dioxyde de carbone du jour au lendemain, il faudrait des années avant que nous puissions voir des effets.

L’augmentation du CO2  est notamment du l'utilisation de carbone fossile (pétrole, gaz naturel et charbon notamment pour l'industrie, le chauffage et les transports), ou encore la fabrication du ciment et les changements d'occupation des sols.

Méthane : c’est un gaz bien plus puissant que le CO2 mais moins concentré. Celui-ci est principalement lié aux processus de fermentation tels que marécages, décharges, digestion des ruminants, etc.). C’est pour cela que l’agriculture intensive est l’un des principaux facteurs d’augmentation du méthane dans l’air.

Protoxyde d’azote (N2O) : Il provient des engrais azotés utilisés dans l’agriculture et de certains procédés chimiques industriels. 

Gaz fluorés (HFC, PFC, SF6, NF3) : Les gaz fluorés sont utilisés dans diverses applications : réfrigérateurs, systèmes de refroidissement, gonflement de la mousse, commutateurs électriques, bulles d'air des chaussures de sport ou encore pneus de voiture. Ils représentent la plus faible part des émissions.

Les conséquences

Vous l’aurez compris, la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, la déforestation, l’augmentation de l’élevage, les engrais contenant de l'azote … sont à l’origine du phénomène d’effet de serre. Ce déséquilibre entraîne un réchauffement planétaire qui modifie les climats.

Parmi les nombreuses conséquences du réchauffement climatique, on trouve tout d’abord la fonte des glaciers et la montée des océans. Cela a pour effet d’acidifier l’océan car une trop grosse quantité de CO2 s’y trouve et il n’y a pas assez d’oxygène dans l’eau donc les espèces marines en souffrent. De plus, d’ici 2100 certaines iles comme les Maldives pourraient être complètement englouties, au même titre que les villes construites sous le niveau de la mer comme Amsterdam, Miami, New-York etc …

Ensuite, à cause du réchauffement climatique, les scientifiques prévoient une hausse des cyclones et des ouragans. À cela s’ajouterait des hausses de températures records provoquant des feux de forêt, ainsi que l’apparition fréquente de froids polaires. 

D’un point de vue humain, les chercheurs nous alertent sur le fait que tous ces changements feront exploser la pauvreté d’ici 2030 et une flambée des prix alimentaires.  

Enfin, les animaux sont également extrêmement touchés par ces changements de climat. Des chercheurs américains ont établi qu’une espèce animale sur six pourrait disparaître si le rythme actuel des émissions de gaz à effets de serre se poursuit.

Voilà pourquoi il est urgent aujourd’hui de reconsidérer notre manière de vivre, de construire, de cultiver et de consommer. Notre bilan carbone ne cesse d’augmenter et même si nous ne voyons pas directement les conséquences de notre comportement pour le moment, il est important de réagir. 

En partant de cette conclusion, une question se pose : quelles solutions s’offrent à nous pour développer un futur plus vert et à énergie propre ? 

Cela sera le sujet de notre prochain article !  

Voir nos références

Que pensez-vous de notre article ?